Nouveau clip spécial été pour l’homme de l’année Mayer Hawthorne. Il y’a un an presque jour pour jour, le monsieur venait avec sa pile de disque a l’apéro respect/fluokids, autant vous dire qu’il a explosé depuis, en tournée constante les 12 derniers mois, defendant un des meilleurs album de l’année. Des filles, le soleil, la piscine, le bon gout.

Summer.

Deuxieme semaine de vacances du coté d’Orlinzoo. Alors que les photos de notre escapade a Sete / Barcelone pour le Worldwide festival arrivent bientot, il est déja temps de repartir a la plage, mais pas sans une bonne playlist spécial été, avec des nouveautés et des classiques.

1- James Blake – CMYK

2- Joy Orbison – Hyph Mng0

3- Azari & Ill – Reckless With Your Love (Tensnake remix)

4- Jamaica – She’s Gonna

5- CEO – Everything Is Gonna Be Allright

6- Wafa – Pop Up (Canblaster remix)

7- LCD Soundsystem – You Wanted A Hit (Soulwax remix)

8- Don Rimini – Riminology

9- Fairmont – Gazebo (Joe & Will Ask? remix)

10- The Dream – Love King

Séance de la semaine : Tournée

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“Tournée” de Mathieu Amalric, ma grande claque de l’année. Aussi violent et destructeur, enjoué et désenchanté que sa musique de générique, “Have Love Will Travel” des Sonics. Un souffle ravageur, un équilibre entre joie de vivre et dépression ultime, un film sur la vie qu’on recherche, la course effrénée pour oublier le reste, la vision et les dommages collatéraux. Avec sa brochette de Show Girls fortes en gueule et en poitrine, Joachim Zand (Amalric en producteur torturé, bordélique et transcendant) traverse la France ou plutôt en fait les contours, pour présenter un spectacle “New Burlesque” novateur et débridé. Ça, c’est pour l’histoire. Le film, c’est autre chose, c’est la recherche d’une rédemption impossible, le retour au pays d’un ex-producteur de télé à la dérive qui retrouve une famille explosée, un ami qui l’aime autant qu’il le déteste et des casseroles à ne plus savoir qu’en faire. Le film, c’est aussi la liberté extrême, le féminisme explosif, le charme et la provocation, la poésie et le sexe, le soufre et la vitesse.

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La réalisation et l’univers décrit transpire le music hall, le grand spectacle, la grandiloquence de Las Vegas mais aussi l’énergie du rock garage, le ‘do it yourself’ salvateur, le renouveau sincère, sans fioritures, avec en prime, un humour décapant qui change la vie. On traverse les villes comme des décors, on ne les voit pas, on ne visite rien, juste des loges, des coulisses, des théâtres, des hôtels, des trains, des voitures de location, des stations services. Les actrices, stripteaseuses, artistes, effeuilleuses ou peu importe leur qualification, sont juste flamboyantes. Bien dans leur peau, elles savent ce qu’elles veulent, captent entièrement l’image, l’histoire, le rendu, elles transpercent l’écran, littéralement. Mimi Le Meaux, Dirty Martini, Kitten on the Keys, Julia Atlas Muz, Evie Lovelle. Leur pseudos résonnent comme des coups de fusil à pompe dans la poitrine, des caresses violentes sur la joue, des mots d’amour avec les poings. Elles le disent plusieurs fois lors du périple, le spectacle, c’est elles, ce n’est pas lui. Le film, c’est elles, lui ne fait que traverser.

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Zand ne veut pas grandir, il est toujours à la recherche de son idéal, il a quitté Paris, ses enfants, sa carrière, disparu vers la terre promise du Showbiz mais a-t-il fuit le succès ou la déchéance, l’histoire ne le dit pas. L’histoire n’a pas le temps, l’histoire court, fourmille, se déshabille, baise, se bagarre, crie, s’explique, se retourne, s’aime et l’histoire disparait. L’histoire n’a pas de fin non plus, une dernière représentation à Paris comme but ultime, l’arlésienne qui donne droit au Road Movie existentiel le plus prenant du cinéma français depuis longtemps. Alternatif mais pas marginal. Indépendant, libertaire mais pas moraliste. Un hommage réel à toute les contre et sous-cultures qui explosent depuis les années 60. Une autobiographie déguisée de Mathieu Amalric ? Peut être, en tout cas, un film dont on se rappellera longtemps qui mérite amplement sa récompense à Cannes et place l’acteur/réalisateur comme une figure incontournable du cinéma français pour les années à venir.

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Mimi le Meaux est un sacré engin. Une arme de destruction massive. Alors que la première partie de “Tournée” est prise dans le tourbillon du spectacle, sans s’attarder sur un personnage particulier, Mimi le Meaux commence à prendre une part de plus en plus importante pour être finalement l’actrice principale, la souris du chat ou le chat de la souris. Avec son style tout droit sorti des 50′s, tatouages, faux cils et blonde platine, ce camouflage de spectacle, elle transporte pourtant vers une sincérité réelle, un charme indéniable loin des clichés actuels, un modernisme à tout épreuve sur scène comme dans la ‘vraie vie’. C’est peut être cela le vrai sujet du film, la recherche qui relie Zand et ses femmes, la limite très légère qui existe entre la scène et la réalité, le spectacle et le dehors, la quête ultime de la vraie raison de tout ce bordel, le cri primal au début du morceau des Sonics qui ouvre et clôture le film. Tout est question d’énergie, de fuite en avant, d’euphorie pour palier à la crise, de joie de vivre qui emmerde les drames jusqu’à la fin. Et la “Tournée” se termine dans une désillusion mélancolique, escamotée derrière une vie à 100 à l’heure, des rencontres éphémères et l’amour vrai, celui du spectacle de la vie, une tempête qui ne s’arrête jamais. The Show Must Go On !

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Bizarrement après deux semaines d’exploitation, le film a déjà presque disparu des écrans orléanais. Il faut croire que la 3D de Shrek et Toy Story fait des dégâts… On en reparle bientôt sur Orlinzoo.

Séances cette semaine (14/07 au 20/07)

Les Carmes
7, rue des Carmes 45000 Orleans
Tous les jours à 13:50, 15:55, 19:50

Pathé Orléans
2 rue des Halles 45000 Orléans
Tous les jours séance unique à 10:20

Il Fait Chaud

Jeudi 08 Juillet, il fera chaud au Gardel’s pour la derniere soiree avant les grands départs en vacances. Aux platines, entre autres WoWoWo & Bisou, et pour vous rafraichir, des glaces sur la terrasse du Gardels. Entree 5 euros, plus d’infos ICI.

Eyes Of After Jour J

Le 1er Juillet dernier les Party Harders debarquaient au 80′s pour l’After officielle du festival Jour J.

Eyes Of Jour J

Le 1er Juillet se déroulait Jour J au Campo Santo. On en a profité pour faire quelques photos, tout en applaudissant entre autres les performances de Welcome Noise, Ghinzu & The Subs. Bref, une bonne ambiance sous le soleil terrassant de ce début d’été, bravo a l’antirouille & a la mairie.

pics: Nicolas.

Séance de la semaine : Les petits ruisseaux

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Parmi tous les blockbusters de l’été, entamés lors de la fête du cinéma, “Les Petits Ruisseaux” de Pascal Rabaté fait office d’ovni. Adaptation d’une BD du même auteur sorti chez Futuropolis en 2006, ce récit mélancolique, mélange d’humour badin et de réelles questions de société se place facilement dans les classiques BD du genre, à côté du “Combat Ordinaire” de Larcenet et du “Lapinot” de Trondheim. Après Sfar et sa version onirique de Gainsbourg, c’est donc au tour de Pascal Rabaté de faire découvrir son univers très large avec une de ses œuvres les plus populaires. “Les Petits Ruisseaux” ou l’histoire de retraités qui redécouvrent la sexualité, l’ivresse des corps, l’aventure et le bonheur partagé. Début de séance !

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Déjà, le casting a vraiment du goût. Pas forcément évident à la lecture de la BD, le choix de Daniel Prévost pour le rôle d’Emile, septuagénaire actif, s’avère très juste. Là où on le connaissait plutôt cabotin, excentrique et excessif, le frère d’armes de Desproges se fait très sobre, sincère et juste, sans jamais en faire trop. La bobine coule doucement comme l’eau de la rivière et Emile se fait charmant, un peu effacé mais étincelant par sa discrétion. Avec des partenaires féminins très justes et espiègles, des gueules de comptoir réussies et un Philippe Nahon utilisé à bon escient, le panorama de personnages est un véritable enchantement, très fidèle à la BD et véritable racine du film.

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Les dialogues font aussi de ces “Petits Ruisseaux” une réussite. Quasiment copier-coller de la BD, l’humour qui en dégage réduit la tragédie palpable en filigrane derrière tout le propos, rendant le film encore plus humain. Le sujet est singulier mais ne tombe jamais dans la banalité, la façon de le filmer patiemment avec un recul, un oeil non intrusif très fidèle au regard de la bande dessinée, donne une joie de vivre communicative où rien ne fini jamais, tout est encore à faire. Des petites trouvailles visuelles simples, des plans très précis faisant vraiment penser à des vignettes de BD, placent vraiment ce film en dehors des carcans habituels du cinéma français. Ce parti pris visuel différent, loin des standards du théâtre qui incombent souvent à ce genre de ‘comédie’, apporte une touche d’originalité à l’ensemble. Les auteurs de Bande Dessinées seraient-ils l’avenir du cinéma en France ?

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Le Road Trip d’Emile nous rappelle que chaque individu garde en lui son jardin secret, sa part de folie et d’originalité, ce petit sel qui rend la vie différente. A l’heure où le vieillissement de la population, la problème de la retraite et la désertion des campagnes sont des vrais sujets de société, Pascal Rabaté donne une nouvelle dimension à son très beau récit. Une façon simple et joyeuse de réconcilier les générations, un contre pied intelligent sans être trop bobo ou écolo, juste une belle histoire sans complaisance. On ne peut souhaiter qu’une chose, que ces “Petits Ruisseaux” continuent de couler longtemps devant nos yeux.

Les Petits Ruisseaux
de Pascal Rabaté
Séances cette semaine à 10:40, 12:35, 14:30, 16:25, 18:20, 20:10, 22:05
au Pathé Orléans

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Bonne séance !

Dj Jazzy Jeff x Mick Boogie – Summertime

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Ca y est, l’été est là, chaud et rayonnant. On peut sortir la glacière, le barbecue, le Marcel et les boules de pétanques. Pour fêter ça, deux Djs emblématiques, Jazzy Jeff et Mick Boogie se rangent sous la bannière de la très bonne marque Undrcrwn avec la sortie d’une tape au nom évocateur “Summertime”. Mélange de classiques en tout genre, de soul, funk, jazz et hip hop, excellemment bien mixés, ce projet tombe à pic pour se refaire une petite fraîcheur musicale, redécouvrir ces pépites indémodables et rider tranquille dans le centre ville, aux bords de Loire… The Perfect Thing !


http://www.undrcrwn.com/summertime/

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RadioZoo – Saison 02 Episode 11

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Feelin’ Good volume 1 – mixed by lecaptainnemo

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