Chaque semaine, Orlinzoo vous propose un essentiel culturel, quelques repères, quelques idées de sorties, lectures, séances ou autres.
Le Discours d’un Roi de Tom Hooper
avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi…
Très bon sujet pour ce film historique qui donne un côté très humain à des situations cruciales entre pouvoir, étiquette et fragilité. La couronne anglaise vacille avec le bégaiement de Bertie, tiraillé entre son père, l’autoritaire Roi Georges et son volage de frère, le prince héritier Edouard. On retrouve cette ambiance british très particulière où se croise humour, bons mots, courtoisie et retenue de gentlemen. Le duo Geoffrey Rush / Colin Firth fonctionne parfaitement, créant un lien particulier appuyé par des dialogues précis et très agréables. Le rythme permet de garder un réel intérêt pour cet enjeu qui pouvait paraître anodin et qui aura finalement des répercussions mondiales. Un vrai bon moment de cinéma.
Diffusé en VO au Pathé Orléans, à ne pas manquer
Asterios Polyp de David Mazzucchelli
Avec ce roman graphique présenté dans une très belle édition, David Mazzucchelli explose les étiquettes de la bande dessinée avec un trait sensitif qui lui est propre, une approche minimaliste et graphique forte, des couleurs orginales et un découpage expressif. Après avoir dessiner de grands moments pour Batman ou Daredevil, l’auteur part dans une conquête de la BD parfaite, sa propre vision moderne de l’Odyssée d’Homer, cette quête d’absolue vérité de l’homme. Asterios Polyp, personnage principal au nom mythologique, est un architecte imbu de lui même qui enseigne avec brio mais qui n’a jamais rien construit de sa vie. Adepte des lignes droites et claires, pour lui, rien ne dépasse jamais. Puis il rencontre Hanna et là, tout se transforme, les courbes, les couleurs chaudes, les entrelacements se couchent sur le papier. Comme toujours, l’amour, et tout ce qui vient avec, est un sujet passionnant, parfaitement traité dans cette oeuvre hors norme qui a remporté le prix spécial du jury à Angoulême la semaine dernière. Si vous cherchez une nouvelle expérience graphique, vous ne serez pas déçu.
The Good Wife
La très bonne série The Good Wife vient de commencer sa diffusion sur M6 jeudi dernier. Les audiences ne lui donnent pour l’instant pas justice. Entre les scandales politiques, enquêtes à tiroir et plaidoyers fulgurants, The Good Wife traite la vie des cours de justice américaine de façon très détaillée. Avec plus d’un tour dans son sac, la série a déjà de nombreux adeptes, deuxième saison aux US, grosse réussite. Alicia Florrick, jouée par l’excellente Julianna Margulies, est un personnage fascinant, très difficile à déchiffrer, tirailler entre les frasques de pouvoir de son mari et le scandale qui va avec, sa vie de famille, son boulot électrique et son boss amoureux depuis la fac. Très énergique dans la forme, moderne et encrée dans son époque, cette série fera date dans les grosses machines américaines, vraiment à ne pas rater, de préférence en VO pour apprécier les joutes verbales au tribunal. Immersion totale.
Diffusée le Jeudi à partir de 20h45 sur M6
The Town de Ben Affleck
La sortie en DVD de The Town permet de se replonger dans ce très bon film de braquage. L’ombre de Michael Mann plane sur le Boston de Ben Affleck qui réalise et joue avec maitrise au milieu de gueules cassées parfaites. Mention spéciale au très juste Jeremy Renner qui excelle en flingueur psychopathe incontrôlable. L’ambiance est lourde, les personnages secondaires maitrisés et surtout les scènes de braquage particulièrement millimétrées, violentes et grandioses. Le Jon Hamm des Mad Men est un peu en retrait en flic de choc mais la douce Rebecca Hall en plein syndrome de Stockholm et le reste du casting rattrape facilement les quelques notes plus basses. Le rythme est haletant, les bas fonds de Boston ressurgissent avec panache et Ben Affleck prouve après ‘Gone Baby Gone’ qu’il en a dans la culotte. A revoir sans hésiter.
Date de sortie en DVD : 09/02/2011
Beethoven 7ème Symphonie
Ce Week end, l’orchestre symphonique d’Orléans continue son exploration des symphonies de Beethoven. Malheureusement sans le regretté Jean-Marc Cochereau, décédé brutalement en janvier, les musiciens réaliseront un des gros morceaux du compositeur allemand, sa septième symphonie ainsi que l’ouverture de Leonore III et un Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre. Trois séances, vendredi, samedi ou dimanche, faites votre choix.
Vendredi 11 février 2011 à 20h30
Samedi 12 février 2011 à 20h30
Dimanche 13 février 2011 à 16h30
Salle P. A. Touchard – Théatre d’Orléans
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