Swizz Beatz – Everyday (coolin’) (feat Eve)
Tyler The Creator – Tron Cat
Gucci Mane & Wacka Flocka – Ferrari Boyz
Jim Jones – Everybody Jones
Mister Tweeks – Numero Sept
Pirate Soundsystem – Jericho
Djedjotronic – Tetris
33Hz – Under The Sun (Trap.Avoid remix dub)
Billy Blue – I’ll Be Around (feat. Trick Daddy)
Chad Valley – Fast Challenges
New Boyz – I Don’t Care (feat. Big Sean)
Bear In Heaven – Lovesick Teenagers (Lindstrom remix)
Miimo – Bittersweet Monthly mix #3
Du 3 au 7 Mai le Labomédia vous invite a la Fete des 0 et des 1, au 108 rue de Bourgogne, avec comme theme “Réalitées Augmentées VS Dystopies”. Workshops, performances, expositions & fete electronique, le Labomedia et le 108 vous donne rendez vous des ce Mardi, plus d’infos ICI.
Keno MC est un activiste du rap orléanais depuis une dizaine d’années. Productions, mixtapes, concerts, clips, il bosse dans l’ombre et développe ses projets avec fougue et passion. Entretien avec cet artiste à part dont on n’a pas fini d’entendre parler.
Orlinzoo : Hello Keno, peux tu te présenter ? Keno Mc : Je suis Keno MC, rappeur / beatmaker / label manager originaire et habitant d’Orléans. Je kif les BBQ, les air forces ones, le rap, mon fils et ma femme. J’aime parler de la vie, parce que je suis dans la vie vraie. L’imaginaire je laisse ça au cinéma. Qui m’aime me suive.
O: Ca fait combien de temps que tu rappes ? K: Disons que je me suis mis dans le rap réellement à mes 16 ans, donc il y a 10 ans. Après, je dirai que je m’y suis mis réellement très sérieusement depuis 2008, en me structurant avec mon label Family First et en travaillant sur mes projets solo.
J’aime parler de la vie, parce que je suis dans la vie vraie. L’imaginaire je laisse ça au cinéma.
O: Tu peux nous parler de ton parcours, tes débuts avec Dj Battle ? K: Mes premiers pas dans le rap / hiphop ont été en tant que beatmaker. J’ai commencé par taffer le son avec Dj Battle, on s’est mis dans le son ensemble en fait. A l’époque on formait le duo B&K (Battle et Keno). Du coup on a sorti des beats pour presque tous les groupes d’Orléans, vraiment c’était assez fou ! Les connexions se sont faites en fonction des contacts et des connaissances, au rythme des rencontres quoi. C’est cool. Ensuite Battle et moi avons cessé de taffer ensemble, on avait chacun une vision propre de notre musique, mais ça reste cool et l’amitié est toujours là.
Puis il y a eu une période où j’étais plus tourné vers la radio, la découverte d’artistes indé de talent. J’ai été intégré à l’équipe de Beat Session qui passait sur les ondes de radio campus. Cette période avec Nemo, Weel et Noumz m’a énormément apporté, et m’a conforté dans mon kif du rap aux influences newyorkaise.
Et aujourd’hui je me retrouve rappeur solo, je produis mes morceaux majoritairement, après une collaboration poussée sur deux disques avec Buddah Kriss de Just Music. J’adore vraiment cette situation d’indépendance gagnée à la force du taf : je rappe, je produis, j’enregistre, je mixe mes morceaux, je filme … Bref, je suis sur tous les fronts !
O: Quels sont tes artistes rap préférés et pourquoi ? K: Côté français, j’ai un vrai plaisir à écouter des mecs comme les Sages Po. Surtout Dany Dan. J’aime la rime qui appelle des images. Après je suis hyper friand de découverte under et middle ground française. Il y a des mecs partout qui ont une identité incroyable et un univers musical très qualitatif. Récemment la scène de Limoges m’a mis une grosse claque.
Sinon au quotidien, j’écoute quasiment exclusivement du rap US, pas par positionnement débile, mais parce que c’est le rap qui me parle. Et surtout l’équipe ShowOff Records, ST Squad. J’aime l’énergie qu’ils dégagent, le côté simple de la chose : on rap, on enregistre, on sort des projets et on les joue sur scène. Je me retrouve carrément dans ce fonctionnement. C’est d’ailleurs ce que je fais à mon échelle. Et puis artistiquement, si on dépasse le délire boom bap pour ou contre, c’est vraiment de la super bonne musique avec des MC TRES talentueux.
Je rappe, je produis, j’enregistre, je mixe mes morceaux, je filme … Bref, je suis sur tous les fronts !
O: Tu as la double casquette rappeur / producteur, comment tu gères ça ? K: Pour moi c’est un atout, c’est une garantie d’indépendance donc de liberté. C’est vrai qu’aller poser sur un beat d’un autre beatmaker est toujours plaisant, parce qu’il y a une part large faite à l’échange, à la rencontre, au partage. Mais poser sur ses propres beats c’est de toute façon du sur-mesure, et le message / l’ambiance que tu veux faire passer par ton morceau s’en trouve forcément renforcé. Tu es dans la création totale de ta musique. C’est un vrai kif.
Après en tant que beatmaker pour d’autres MC, je fais hyper attention pour qui je produis. Et ca n’est meme pas pour l’image, c’est avant tout pour le kif que je dis ca. Il n’y rien de plus frustrant que d’entendre un mec avec lequel tu n’accroches pas sur un de tes sons. T’as l’impression de gacher ta passion et ca c’est pas possible.
Donc au final je dirai que je produis surtout pour moi et quelques MC que j’apprécie.
O: Après un moment à Paris, tu es revenu habiter à Orléans. Que penses-tu de la scène rap ici ? K: Je dirai que j’y vois deux grandes tendances : d’un coté ca s’est hyper structuré. Ca s’est clarifié. Les groupes qu’on connait sont tous structurés, avec des moyens pour enregistrer, cliper, des projets réguliers etc. Ca c’est une bonne chose.
Apres l’autre truc que j’ai remarqué, c’est qu’il n’y a pas de cohésion globale. Il n’y a pas une solidarité orléanaise. C’est très clan … Je trouve ca dommage.
On y perd tous. Mais ca change peu à peu, donc avec du taf et de la passion ca va prendre. Où sont les anciens qui ont ouvert des portes ? Dommage.
O: Tu es maintenant Papa, jeune travailleur dynamique eheh. Est ce que ça a changé la vision que tu avais du rap par rapport à tes années d’études ? K: Je dirai que l’amour du rap est le même. Mais l’arrivée de mon fils m’a ouvert les yeux. La vie c’est devenir ce que l’on est et prendre ses responsabilités. Donc je bosse énormément plus, je structure peu à peu mon label Family First, et je vais à la recherche de mon public pour créer mon économie.
O: Quels sont tes projets ? K: Mon projet est simple : faire de l’argent à la force de mon travail, sans jamais changer mon kif artistique. Ca passera donc par sortir des projets régulièrement, cliper, monter sur scène, rester actif quoi qu’il arrive et aller chercher sa clientèle rime après rime, sourire par sourire, poignée de main par poignée de main. J’adore ma vie !
La Residence Secondaire revient au 80′s ce Vendredi 06 Mai!
Au programme, le grand retour des résidents des soirées Will Kill et un invité de marque; le Berlinois au coeur Lyonnais; MIIMO.
Dj phare et curateur des soirées Art Feast a Lyon, MIIMO fait ses armes de djs entre l’Allemagne, son lieu de résidence, et la France, son lieu de naissance. Apres avoir invité le crew Will Kill a Lyon avec Canblaster, un passage a Orléans s’imposait!
Pharrell, Mallrats dj, Wheriswally, She Said Disco & Bisou, voila de quoi accompagner Miimo derriere les platines du 80s!
Residence Secondaire #7
Vendredi 06 Mai
80s club, entree 5euros